Histoire

Pour en saisir toutes les subtilités, le Chili se découvre aussi à travers son histoire moderne.
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Zoom sur les grandes figures de histoire du Chili moderne


On ne peut pas bien comprendre un pays si l’on n’en appréhende pas son histoire. Habité de longue date par des ethnies amérindiennes, le Chili connut les premières incursions de l’homme européen au début du XVIe siècle, dans la foulée de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, en 1492. Toutefois, il fallut plus de 60 ans d’une longue guerre (1536-1598) pour que les Espagnols conquièrent le pays sur les Indiens Mapuches. Deux siècles de colonie espagnole s’ensuivirent, jusqu’à ce qu’en 1810 l’indépendance du Chili soit déclarée une première fois. Il fallut encore 13 ans d’un dur conflit avec les Espagnols pour qu’enfin le pays soit libéré de la puissance coloniale. À partir de 1823, la République du Chili se met en place.

Dans l’imaginaire collectif chilien, la figure des pères fondateurs de la patrie reste profondément ancrée. Ils sont au nombre de 4 : José Miguel Carrera, Bernardo O’Higgins, José de San Martín et Diego Portales, qui tous eurent un rôle décisif dans la libération du pays du joug colonial espagnol. C’est véritablement dans ce conflit libérateur que s’est forgée l’identité du Chili en tant que nation. La naissance de la République du Chili en 1823 inaugure une période de 150 ans, qui alterne stabilité et soubresauts à l’intérieur du pays, qui connaît notamment un épisode de guerre civile en 1891. En 1973, le renversement du président démocratiquement élu Salvador Allende par une junte militaire avec à sa tête Augusto Pinochet ouvre une parenthèse de 17 ans de dictature. Enfin en 1990, une nouvelle transition vers la démocratie s’amorce, et le Chili peut entrer de plein pied dans le XXIe siècle.

Pablo Neruda, emblème de la culture chilienne

Né en 1904 dans la région de Linares, Pablo Neruda, plus que tout autre, figure au panthéon des grandes personnalités de l’histoire du Chili. Diplomate de carrière, il s’engage en politique en 1945, en même temps qu’il commence à écrire. Proche soutien de Salvador Allende, il enchaîne les distinctions littéraires, jusqu’à obtenir le prix Nobel de littérature en octobre 1971. Un temps ambassadeur du Chili à Paris, il mourra en 1973, quelques jours après le coup d’État militaire de Pinochet – officiellement d’un cancer de la prostate qu’il supportait depuis plusieurs années, même si la thèse de l’assassinat est encore aujourd’hui envisagée.

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©Ruben

Gabriela Mistral, icône féminine du Chili

Dans la culture chilienne, Gabriela Mistral (1889-1957) est un peu le pendant féminin de Pablo Neruda. Après une enfance pauvre dans la vallée de l’Elqui, elle publie ses premiers poèmes dans un journal local à partir de 1904. Par la suite, elle adopte le pseudonyme de Gabriela Mistral, en hommage à l’écrivain français Frédéric Mistral. S’ensuit une longue ascension littéraire, jusqu’à l’obtention du prix Nobel de littérature en 1945 – le premier reçu par un ressortissant sud-américain. Elle mourra d’un cancer à New York, en 1957.

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©Toniflap

Victor Jara, un chanteur immensément populaire

Victor Jara (1932-1973) fut un grand chanteur populaire chilien. Membre actif du parti communiste chilien, ses chansons s’en prenaient souvent à la bourgeoisie, dont il aimait à critiquer le mode de vie et de pensée. Enlevé, torturé et tué après le coup d’État militaire du 11 septembre 1973, il reste l’un des grands martyrs de la dictature.

Salvador Allende, le président martyr

Salvador Allende (1908-1973) fut un médecin et Président de la République chilienne, de 1970 à 1973. Militant de longue date du parti socialiste chilien, il se présente 3 fois à l’élection présidentielle, sans succès. Toutefois en 1970, une coalition de partis de gauche le porte enfin au pouvoir. Dans un contexte de grave crise politique et économique, il tente une réforme de l’État, en organisant des nationalisations notamment. Finalement, il est renversé par le général Augusto Pinochet le 11 septembre 1973. Il meurt dans l’enceinte du palais présidentiel, bombardé par l’armée. Salvador Allende reste à ce jour une figure martyre de la gauche chilienne.

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©schame87

Augusto Pinochet, grand fossoyeur de la démocratie

Né à Valparaiso dans une famille de la classe moyenne, Augusto Pinochet (1915-2006) est un militaire de carrière, qui franchit un à un les échelons. En 1973, le croyant loyal, le président Salvador Allende le nomme à la tête de l’armée chilienne, afin de calmer les mécontentements qui se font jour dans l’armée. Finalement, Pinochet le trahit, et fait bombarder le palais présidentiel. Il sera le dictateur du Chili pendant 15 ans, avant d’organiser le retour vers la démocratie, qui sera effectif en 1990. Sa dictature reste entachée de nombreuses violations des droits de l’homme.

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